- Academie de Saint Anselme - Nouvelle Serie - 01/01/1991

142 Joseph~César Perrin Le 17 juin 1779 le baron Vignet des Etoles, lntendant du Du– ché, donna une relation au Conseil des Commis sur les péages «qui sont, disait-il, de véritables impots sur /es Peuples» et il proposa les moyens pour éteindre ce droit «de la plus grave entrave au commerce, moins encore par ce que l'on paye, que par la gène d'avoir toujours la bourse ouverte et par la vexation des bonnes gens qui ignorent les mar– chandises qui doivent paier et /es droitS>>. 29 D'après cette relation sub– sistaient encore les péages de Villeneuve, de Saint-Rhémy, d'Aoste, de Chambave, de Cha.tillon, de Bard et de Pont-Saint-Martin et le droit de leyde 30 d'Aoste, tandis que pour ceux de Quart, de Nus et de Verrès l'on avait cessé d'exiger les tarifs. Aux premiers il fallait ajouter le péage de Brusson et le droit de leyde de Morgex. Le Con– sei! des Commis proposa d'offrir 600 livres pour éteindre défìnitive– ment celui de Villefranche (Quart) et de faire payer parla Caisse du Duché les sommes de 120 livres, de 10 livres et de 30 livres annuel– les, respectivement pour ceux de Saint-Rhémy, de Villeneuve et de Chatillon afin qu'ils n'exercent plus leurs droits. Le péage de Saint– Rhémy fut affranchi par contrat du 24 aout 1780; les autres le fu– rent dans les années successives, mais depuis 1783 les droits de péa– ge ne furent plus exigés. En effet le 22 juillet 1783 le roi Victor-Amédée III accorda des lettres patentes à cet effet: «Le commerce que le Duché d'Aoste foit avec le Piémont, y affirma-t-il, étant infiniment gené par /es péages, la plupart des Communautés où ils s'exigeoient s'en sont liberées dans /es contrats d'a.ffranchissement qu'elles ont passées avec leurs seigneurs, ce que nous avons bien voulu foire pour celui de Montjovet qui apparte– noit à nos finances, de sorte qu'il n'y a plus que quatre de ces péages qui subsistent encore savoir celui que l'Eveque Diocesain pretend exiger aux portes de la Cité, et ceux de Chambave, de Pont-Saint-Martin et de Bard; et nous ayant été représente qu'il conviendroit pour le bien de la dite Province et l'avantage generai du Commerce de /es supprimer tota– lement... et d'accorder au dit Duché le droit de rachat qui compète à 2 9 A.H.R., Fonds Commune d'Aoste, Registres du Pays, vol. 35, f. 33'. 3° La leyde est le droit que l'on percevait sur !es marchandises !es jours de marché et pendant !es foires.

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