- Academie de Saint Anselme - Nouvelle Serie - 01/01/1991
156 Joseph-César Perrin terribile carenza di bestiame (di cui il Piemonte era un tempo esporta– tore, specifica il documento), prescrivevano di rafforzare la lotta contro l'epizoozia; obbligavano ogni proprietario a mantenere, entro S. Marti– no, un certo numero di vacche <<.fruttuanti»; proibivano per tutto l anno la macellazione di vitelle e manze; esentavano da ogni gabella o pedag– gio le bovine provenienti dall'estero, purché sane; limitavano, per sei mesi, la macellazione dei vitelli di peso inferiore a rubbi 7; proibivano fino a nuovo ordine l'esportazione del bestiame, del burro e del pollame di ogni sorta. Solo nel1800 l'epizoozia si spense nelle campagne più colpite». 67 Les cordons sanitaires et les précautions usées pour éviter le mal contagieux furent inutiles. Vers la fin de 1795 l'épizootie monelle fìt son apparition, puis elle déferla en Vallée d'Aoste. La maladie avait atteint surtout les territoires de Verrès, de Saint-Vincent et d'Aoste, où plusieurs vaches étaient mortes. Le Conseil des Commis exerçant la juridiction du Magistrat de Santé, le 14 décembre 1795, publia un manifeste6 8 pour donner les dispositions à cet égard et une description de la nature et des symptòmes de la maladie et des remèdes nécessaires. Les dispositions étaient très sévères et pré– voyaient jusqu'à deux années de prison pour les contrevenants. La persistance de la maladie contagieuse força le Conseil des Commis à émettre une série de manifestes, d'ordres et de circulaires (29 et 30 décembre 1795; 2, 4 et 15 janvier, 13,21 et 23 février, 3 aout, 13 et 15 septembre 1796, 6 juillet 1797 notamment) 69 qui réglemen– taient l'écorchement et l'enterrement des betes crevées, le tannage des peaux,7° la circulation du bétail à l'intérieur du Pays, la montée 67 C( L. BULFERETII, L. LURAGHI, Agricoltura, industria e commercio in Piemonte dali790aliBI4, Palazzo Carignano, Torino 1966, p. 18-19. 68 C( A.H.R., Fonds Commune d'Aoste, Regisues d'Edits et Manifestes. 69 A.H.R., Fonds Commune d'Aoste, Registre d'Edits et Manifestes royaux depuis le 23 avril 1757 au 13 décembre 1798. 70 Par délibération du 9 janvier 1796 le Conseil des Commis avait permis aux propriétaires des betes mortes de !es écorcher à condition qu'ils suivent certaines pré– cautions. A cet effet il avait ordonné aux communautés de creuser des fosses à chaux dans lesquelles !es peaux auraient dii erre déposées pendant cinq jours pour leur désin– fection. Pour éviter cene dépense, le Conseil d'Aoste, réfléchissant que «l'existence de
Made with FlippingBook
RkJQdWJsaXNoZXIy NzY4MjI=