- Academie de Saint Anselme - Nouvelle Serie - 01/01/1991
246 Joseph-César Perrin yeux du Gouvernement les justes motifi qui paraissent fovoriser cette Province et l'exclure de la règle generale, ne lui étant surement pas pos– sible de foire foce à ce nouvel impot qu'en se privant des premiers genres de subsistance; S'il est vrai que dans diverses Provinces ces personnes ayent moins souffirt des impositions précédantes, il est par contre de notoriété que dans cette Vallée où les ressources sont bornées les négociants et autres quelconques ont notablement diminué leur patrimoine depuis la guerre; il sera facile de s'en persuader en considerant: ] 0 que presqu'aucun ne peut se jlater de subsister du simple produit de son négoce, art ou métier, s'il ne réunit quelqu'autre ressource de ma– niere que ces négoces, art et metiers ne sontpurement qu'accessoires. 2° que particulierement les negocians de cette Province qui sont en petit nombre n'ont pu depuis l'époque de la guerre foire fructifier leur fond et industrie par défout de communication avec la Suisse et la Sa– voye d'où le commerce de cette Province dépend; et comme ces deux pas– sages conséquens sont depuis longtems interceptés, il est concluant de di– re que le commerce est nul. 3° qu'indépendemment la démonétisation du papier a culbuté di– vers négocians qui y ont placé leur confiance, lesquels aujourd'hui sont dans l'impuissance de se remettre par défout d'occasion et de ressources puisqu'il est de foit que tout le commerce de la Vallée d'Aoste, consiste dans la vente de quelques fromages qui passent en Piémont et que le profit net resulte préferablement en foveur des étrangers qui viennent foire telles empletes, eU égard que le particulier qui est saisi de cette denrée sou.lfre des contributions inhérentes aux biens fonds qui surpas– sent meme le modique projitprovenant de la vente de cette denrée. 4° que généralement les individus exerçans arts liberaux se trouvent dans une inanition telle qu'ils méritent également des foveurs. Cette Commune chef lieu de Province renforme à la vérité certain nombre d'avocats, procureurs et noiaires, mais deux ou trois seulement peuvent subsister au moyen de leur état par la réunion des pensions dont ils jouissent; et encore serait-il douteux que comme juges ils jùssent compris en dite taxe; d'autres n'exercent point leur profossion; d'autres par dé– fout d'occupation sont obligés de se livrer à tout autre état; enfin le petit
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