BASA

126 L. COLLIARD L'expression stéréotypée du document n 'est que trop évidente. Tous les actes officiels devaient se terminer à la louange du « successeur des Charlemagne et des Louis )) ! La réserve qui y est mentionnée << sans porter atteinte aux prérogatives et aux droits dont Jésus-Christ a voulu distinguer le centre de la catholicité )) dénote un souci calculé de sauvegarde des principes traditionnels, de la part du Chapitre. Quelques mois après, Mgr Grimaldi se r endit à Paris, pour l'ouverture du Concile. Au dire de l ' hi ~torien Adolphe Thiers 1 , rapporté par Mgr Duc, Grimaldi se montra chancelant dans les vo– tations. « Sa conduite dans les séances aux yeux de plusieurs ne fut pas très digne ))•. L'abbé Benedetto affirme , à l'encontre, que« al Con– cilio Nazionale dei Vescovi a Parigi , convocato da Na– poleone, egli [Grimaldi] fu uno dei più validi sosteni– tori dei diritti della S. Sede, anche con grave pericolo della sua libertà )> • . Le document que nous allons publier, revêt assu– rément une quelque importance, aussi par rapport à l'histoire des fortunes du gallicanisme dans les dio– cèses d'Aoste et du Piémont aux temps de l ' Empire et de la Restauration ' 0 • L1N CoLLIARD. (7) A . THIERS, Histoire du Consulat et de l'Empire. Paris 1845-52. (8) J.-A. Dur., op. cit., pp. 281-82. (9) C. BENEDETTO, I vescovi d'Ivrea, Torino 1942, p. 84. (10 ) Pour l'encadrement général de ses problèmes, cf. A. ÜMODEO, A spetti del catto!icesimo della Restaurazione, Tor ino 1946.

RkJQdWJsaXNoZXIy NzY4MjI=