BASA
248 A. ZANOTTO La compagnie du chevalier Arthur d'Avise, annonce le gouver– neur, sera levée de Fornet sur Valgrisenche où elle avait été mise en garnison après l'invasion de la Maurienne (cf. E. BoLLATI, op. cit., II, pp. 408-409. Le 13 septembre il y avait encore, au-dessus de Fornet, deux cents hommes). Le 28 juillet le pays avait demandé, par le moyen du gouverneur, d'être exempté de la réparation des châteaux de Bard et Montjovet or– donnée par la duchesse (cf. Appendice, document XIV, p. 288). Le gouverneur, ci-dessus, répond que cela est accordé vu que le pays doit supporter les réparations du lac du Rutor qui avait de nou– veau débordé le 15 juillet (cf. M. BARETTI, art. cit., p. 63). Pour ces dernières charges, étant donné le rien de conclu du prin– temps en suite de l'emprisonnement de Pantaléon Remondé (cf. su– pra, p . 240) le duc ordonna, le 24 août 1597, de «convenir avec Si– mon Tubinger pour la reparation du lac de Rutors, puisqu'il se re– trove en ses Etats, et que l'on resolve le prix fait» (cf. M. BARETTI, art. cit., p. 63 ). Mais l'allemand avait augmenté ses prétentions à 12.000 ducatons. Les Commis trouvèrent cette somme excessive et, le 1er septembre 1597, prièrent le duc « de vouloir exempter le pays de percer le lac de Rutors » (Ibidem). Par une lettre du 11 septembre suivant Charles-Emmanuel dit qu'il n'acceptait pas les raisons que le pays avait avancées pour s'exempter des réparations, et signifia qu'il fallait trouver un « remede solide et permanent et non pas de s'amuser à ses légères et instables réparations que vous proposes ». (La lettre a été publiée par J. BosoN, op. cit., II, pp. 144-45). Le 28 octobre le pays renouvelait la supplique « d'exempter quant à present le pays de la depense du lac de Rutors attendu la somme excessive que le pays supporte en ses occasions de guerre» (cf. M. BARETTI, art. cit., p . 65). Les choses en restèrent là. Et le lac de continuer ses méfaits. XXXII [8 septembre 1597 J Messieulx. Estant demain pour partir pour mon voiage de Flan· dres ie ne !hais voullu faire sans premier vous dire a Dieu et vous prier pendant mon apssense dauoir !oeil a tout ce que conuiendrat au seruice de S.A. et a la tuicion et manutention du peys soubs le com– mandement que serat faict par monsieur le vibalif en mon nom, et au demeurant me tenir tousiours en voz memoires, comme cellui qui ap– pres vous auoir baisé les mains vous treuuerès tousiours, Messieulx, vostre tres affectionnè a vous seruir: Gaspard de Geneve. Du camp de Barro ce 8 de septembre 1597.
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