BASA

LETTRES DU MARQUIS DE LULLIN 259 gabellier a fait bonne prouision, se doultant de l'euenement de ceste année. Et d'autant (comme je suis bien informé) les sallines d'Onise (?) sont maintenant bien pourues, et que ledit gabellier general en ast fait tres bonne prouision, tout incontinent que ce sel blanc sera finy, que sera en peu de temps, lon retournera en general par tous a fournir les pays dudit sel rouge, d'autant que tel est l'ordre de sadite Altesse et de ladite Chambre. Que si vous m'en eussiez aduerty san1 permettre que ces peuples vinssent a s'en plaindre, je me serais in– formé comme maintenant iay fait, et ne aurais dit la cause, telle que je dis, et ceste rumeur que iay entendu ne serait arriuee entre ce peuple. le vous prie donc de tascher a appaiser le tout estantz bien asseures que sy je recognois que ledit Fabry ou ses agents usent de quelque tromperie, ie les feray seuerement chastier, selon que la rai– son le requerast. Et sur ce ie prie Dieu, Messieurs, vous tenir en ses santes graces, en me recomandant aux vostres. V astre tres affec– tionné a vous fere seruice: Gaspard de Geneve. De Thurin ce 19 lObre 1606. La population valdôtaine est en agitation à cause du changement du sel rouge avec le sel blanc. En 1576, au contraire, on avait commu– niqué la décision de substitution du sel blanc par le sel rouge (cf. E . BOLLATI, op. cit., I, p . 793 et svv.). Dans le premier cas il y eut l'aug– mentation du prix, et dans ce dernier il n'y eut pas de rabais. Il est hors de doute que le pauvre peuple réclamait non pas à cause de la couleur du sel, mais bien pour son prix ! L [23 Juin 1608] Messieurs. Vous entendres par monsieur le cheualier d'Attise les causes de son acheminement de par delà et aussy quelle est l'inten– tion de S. A. par la lettre quelle vous enuoye. Je crois que vous pren– dres resolution sur icelle sellon vostre prudence accoustumee et affec– tion qu'haues tousiours heu a son seruice. A tant ie prie Dieu vous auoir en sa garde. De Turin ce 23 juins 1608. Vostre tres affectionné a vous seruir: Gaspard de Geneve. li [12 février 1609 J Messieurs. le m'asseure quil y at desia long temps que vous au– rès sceu que par le commandement de S. A. ie suis entrè en ce chas– teau, auec espoir de iour a altre en sortir, et repasser vers vous, qu 'at

RkJQdWJsaXNoZXIy NzY4MjI=