23 Le Flambeau - 09

tition les vaches qui ont pris l'ascendant sur le troupeau de leur alpage. À chaque alpage sa rei ne. Ces bonnes vaches valdòtaines ont leur propre code d'honneur. L'extraordinaire réside dans le fait que la concurrente qui fait céder son adversaire ne la poursuit pratiquementjamais, ne la regarde plus et se tourne vers son berger avec un air interrogateur pour lui demander où se niche la suivante? Beauté et simplicité. Dire que le maltre d'alpage est un homme fier de sa reine c'est peu dire. Puis à la bataille de reines il faut ajouter l'annonce faite par les maltres d'alpage de la date où les marmottes se sont retirées dans leur terrier. De celle– ci dépendra la rigueur et la longueur de l'hiver. Bien sur, le pays nouveau et moderne vit à un autre rythme. Toute l'année, sans relache, le Valdòtain produit et est assez fier de piacer sa région autonome dans le peloton de tete des régions les plus actives d'ltalie, mais l'ouvrier et l'employé valdòtains savent maintenir des liens solides avec leurs montagnes et leurs traditions. Personne ne pourra taxer les Valdòtains d'etre un peuple retardataire parce que très atta– ché à ses traditions non, le Valdòtain sait allier d'une façon remarquable les traditions et les avancées technologiques. L'automne est aussi la saison des rencontres et des festivités organi– sées par les comités des fetes, baptisés "Pro loco" on ne sait trop pour– quoi ! Alors surgissent les fetes des chataignes, les fetes de hameaux, les rencontres des jeunes couples, les banquets des classes d'ages et autres trouvailles pour faciliter les rencontres. Le tout étant marqué parla so– lidarité, qualité maltresse du montagnard valdòtain. PARFAIT JANS 100~

RkJQdWJsaXNoZXIy NzY4MjI=