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En
·
I
800 ,
les soldats
ùu
général
Mortier, qui avaient
déjà fai t
dans
la p1roisse
plusieurs
déprildat ioos,
e n
trèr
en
t avec
aviùité dans
c e
château où i l s croyaient
trnuver de
grandes
richesses,
et réellement il
tn était
rempli . Le
baron
de
Valleise, saisi
de frayeur à
leur
a
pp
r
o
c
h
e, s'était
évadé avec
toute sa fami lle, en lais
san t son châte:rn
sous
·
la
sauvegarde d'un
domestique
courageux
et
i n telligent. Celui -ci
rrçut
toute
la
trou pe
avec
la
plus habile
e t
généreuse
courtoisie, et,
g
râ
ce
â
ses insi11 uations ,
elle se
con tenta
de
l 'hospitalité
donnée avec tant
de
çordialilé. L'arnJée
le
prit
ensuite
à
son
service po
u
r
l e
t
ra
n
sp
o
r
t
de
ses
provisions
de
\"in j usqu'à
la
Co,
sommi té
qui relie
Arnad
avec Don
nas. Il
porta i t ainsi
,
�haqne jonr , sur
ses robnsles
épaules d eux
brin Les de
vin ,
à
la
distance
de
t
roi
s
l ieues , sur
nne
montagne fort
escarpée , et sa
jour
née lni
rendait
d
en
x
écus.
L e
d:i nger étant
passé,
le baron
de
Valleise ren t ra
d
a
n
s
le château , e t , appren a n t
l'ad1u irable condn i t e
de
s nn
domestiq11e,
il
voul ut
l ui
prouver toute
s a re
con u d issante.
Il
·
lui
conc0da
à vie
l'exploitation
gra
tuite d'une de
ses fermes.
Ce même valet ,
fort
j eune alors , est parvenu
à
u
n
e
longue
et
heureuse
v ieil lesse.
Il est
mort i l n 'y
a
que
peu
d':
wnées.
li
se pbisait sou ven t
à
ra ppeler




